26/04/2016

Un triste anniversaire

Il y a exactement 30 ans, c’était le 26 avril 1986, se produisait l’impossible catastrophe, celle qui n’aurait jamais dû se produire, pour laquelle les probabilités étaient quasiment nulles.


Il y a 30 ans, la centrale nucléaire de Tchernobyl explosait. Le nuage radioactif allait faire plusieurs fois le tour de la Terre, contaminant de façon aléatoire, en fonction des vents et des précipitations, le lac de Lugano, les pâturages français mais surtout de vastes étendues d’Ukraine et de Biélorussie. Les souffrances générées par cette catastrophe ne seront jamais quantifiées. Le sacrifice des liquidateurs, ces jeunes gens chargés d’éteindre la fournaise radioactive, les maladies mortelles ou invalidantes frappant les populations, notamment les enfants, les conséquences qui se poursuivent et qui se poursuivront à travers des mutations génétiques aussi bien pour l’environnement que les êtres humains, de tout cela, on ne veut pas entendre parler. Les autorités dites responsables nient, mentent, minimisent. On a rien appris et on ne veut rien apprendre. Il est ironique que la première mesure prise au Japon après la catastrophe de Fukushima a été de doubler les doses de radioactivité tolérables pour l’être humain. Depuis Tchernobyl, il y a eu, 25 ans plus tard, une nouvelle catastrophe nucléaire impossible. Depuis Tchernobyl, on laisse en fonction des centrales nucléaires conçues pour être exploitées entre 30 et 40 ans. Beznau I, 47 ans au compteur, est la plus vieille centrale nucléaire au monde. Mühleberg et Beznau II ne sont pas beaucoup plus jeunes. La Suisse est le pays du monde où la densité de population autour des centrales est la plus élevée, ce qui accroit considérablement le risque. La catastrophe est pratiquement planifiée. Nous n’avons pas le choix, il faut arrêter cette folie. Il faut résolument s'engager et voter OUI, fin 2016, à la sortie du nucléaire.

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